PENDULE

PENDULE à sujet “ALLEGORIE DE LA PRUDENCE” en bronze ciselé et doré représentant une jeune fille se regardant dans un miroir avec un serpent enroulé autour d’une main. Le socle de forme cintré est orné de rosaces aux angles et d’une tête de femme au centre encadrée de guirlandes de feuillages, reposant sur un contre-socle en marbre blanc orné d’une frise d’acanthes en bronze doré.
Le modèle a été conçu par d’Antoine FOULLET ( Recu Maitre en 1745) ébéniste et marchand parisien. Son dessin figure dans le livre des dessins de pendules paru en 1765 “Pièce de bureau petite prudence, Foulet, couleur 275 livres, dorure 187 livres, prix doré 462 livres”
Ce thème de la prudence eut un grand succès au XVIIIème siècle auprès des horlogers. Cependant il ne fut identifié que tardivement : Albert Jacquemart croyait en 1884 y voir une allégorie de la vérité. On a cru également y déceler une représentation de Cléopâtre en raison de la présence du miroir symbole de la beauté et du serpent.
Cadran émaillé signé FERDINAND BERTHOUD à PARIS

On trouve un exemplaire dans l’inventaire après décès dressé en 1772 de Jean-Baptiste Baillon, Valet de Chambre-Horloger Ordinaire de la Dauphine Marie Antoinette.

Un modèle similaire a Dumfries House – Écosse – (Château restauré sous le patronage du Prince de Galles en 2007).

Le musée du Louvre conserve un modèle non signé, de même que le Palais de Pavlovsk (Russie) avec quelques variantes.

• Époque : Fin du 18ème siècle, période Louis XVI

• Dimensions : Hauteur 35 cm
• État : Excellent
• Prix : 4 500 euros
• Référence : 3566